jan 28 2010

Loi, ou pas loi ?

Tag: GénéralDenis75 @ 14:08

Voici une émission de Public Sénat qui réunit un élu de gauche, un élu de droite ainsi qu’un professeur de droit qui débattent à propos d’une loi sur la burqa.

À partir de 12′30”, vous pourrez visualiser un reportage et ensuite le débat.

Pensez à activer le son ;) et bon visionnage !


déc 05 2009

Petit aparté…

Tag: GénéralDenis75 @ 13:05

Voici le journal “Le 22H” diffusé sur la chaîne Public Sénat le vendredi 4 décembre 2009.

Le cadre général du débat est posé à la 5ème minute ; Monsieur Odon Vallet prend la parole à partir de la 8ème minute… Les minarets, l’Islam sont-ils compatibles avec la République etc ???

La réponse en images !


août 27 2009

Les primaires ouvertes au sein de « la gauche » et le but inavoué de la « social-démocratie standard »

Tag: PolitiqueDenis75 @ 17:33


Dans le précédent billet, j’avais évoqué ce nouveau concept qui mériterait quelques approfondissements : « la social-démocratie standard ». Késako ? Je profite donc du débat sur les primaires qui devrait mobiliser des cohortes de journalistes et tous les participants de l’université d’été du PS à La Rochelle pour tenter d’éclaircir ce concept sorti de mon imagination insatiable.

 

En tant qu’apprenti juriste, j’ai pris l’habitude de tout compartimenter, de tout diviser en parties, catégories, sous-catégories afin de pouvoir analyser clairement un sujet. C’est donc une sorte de réflexe inné qui me pousse à subdiviser la social-démocratie. La « social-démocratie standard » est celle qui a été battue aux dernières élections européennes dans pratiquement tous les pays. Malgré un score en très nette progression, Europe-écologie (les Verts) n’a obtenu que 14 sièges avec 2,8 millions de suffrages ; le PS français également. En tout, 28 sièges au Parlement européen si on additionne les deux. Même si l’UMP et ses satellites ont réuni moins de suffrages (4,8 millions), selon les règles de ce scrutin, cela leur confère 29 sièges. Résultat des courses, on peut affirmer que les conservateurs ont gagné. Du coup, on peut en déduire que la social-démocratie a été battue (et c’est le même constat pour de nombreux États européens).

 

Mais peut-on se permettre d’affirmer que cette social-démocratie là a perdu parce qu’elle ne représentait plus les idéaux d’une majorité des sociaux-démocrates ? Je pense qu’on le peut (d’ailleurs je le fais). D’où ma propension à la renommer : il s’agirait donc de « la social-démocratie standard ».

 

Il ne faut pas non plus oublier le taux d’abstention record à ces élections européennes, les scores relativement bons des partis à gauche de « la gauche » et les défaites accumulées aux élections nationales depuis la dernière victoire de « la gauche » en 1997 (ça remonte à plus de 12 ans tout de même).

 

Pour ma part, la « social-démocratie standard » serait donc un mouvement politique apparu dans les années Soixante-dix qui a renoncé au socle commun de la gauche (la vraie) : le marxisme, l’internationalisme. En épousant les thèses de Keynes (qui, comme chacun sait était un progressiste philanthrope (vous pouvez y voir une certaine pointe d’ironie)), « la social-démocratie standard » a tout simplement tourné le dos au progressisme. On ne peut le nier qu’avec les plus grandes peines du monde et à l’aide de moult sophismes. En effet, comment un mouvement politique converti au capitalisme, à l’économie de marché, à la présidentialisation du régime républicain pourrait se revendiquer du progressisme ?

 

À mon avis, ils sont confrontés à une contradiction insurmontable. Et il n’est pas sage - quel que soit le domaine - de s’accommoder des contradictions. Le seul moyen de lever la contradiction étant d’affirmer qu’il existe « un bon capitalisme » qui pourrait être compatible avec le progressisme. Bien évidemment, la « social-démocratie standard » tente de nous faire avaler cette grosse couleuvre (ou ce boa ?).

 

Cette « social-démocratie standard » n’a donc rien à perdre en tentant de faire émerger son candidat par le biais de primaires ouvertes : elle contribue à l’éclatement de la gauche (la vraie) tout en poursuivant ses propres intérêts.

 

Le but des primaires ouvertes serait de sélectionner un candidat pour toute la gauche. Les dirigeants du PS se sont progressivement tous convertis à cette idée - y compris Benoît Hamon qui était pourtant contre il y a peu de temps. Mais il ne faut pas se leurrer. D’une part, malgré les paroles rassurantes de M. Hamon sur France Info, un grand nombre de militants de droite sera incité à voter pour le candidat qui les satisfera le plus (ou celui qui les effraiera le moins, c’est à vous de voir). D’autre part, les candidats des autres partis de gauche (la vraie) risquent de ne pas se présenter (M. Mélenchon l’a déjà affirmé et le PC s’alignera certainement sur cette conduite sensée ; quant à M. Besancenot, il y a encore moins de chance). Dès lors, leurs sympathisants iront-ils voter pour le candidat du PS ou des Verts qui les séduit le plus ? Ou, plus subtilement, pour celui qui risquerait de dégoûter un maximum de citoyens progressistes : DSK, Marie-Ségolène Royal, Emmanuel Valls ???

 

Sur France 24, un professeur de sciences politiques, le Professeur Sawicki, se montrait très sceptique. Il estimait que cela reviendrait à mettre la charrue avant les bœufs. En effet, il insistait sur le besoin vital d’élaborer en premier lieu un nouveau projet politique, fondé sur un socle idéologique commun qui rassemblerait tous les partisans de la gauche (la vraie). Il affirmait même que l’idée des primaires ouvertes n’était qu’une « stratégie de fuite en avant » puisqu’on ne pourrait pas régler les réels problèmes et arriver ainsi à un consensus sur les idées et sur un programme. De surcroît, il faut imaginer ce qui se passera en 2012. Les primaires ouvertes sont présentées comme étant le seul moyen de réunir « la gauche ». Ok, sauf qu’en 2012 il y aura automatiquement un émiettement des candidatures (peut-être un ponte du PS désappointé ainsi qu’un représentant des Verts plus progressiste que Dany le rouge (MM. Cochet, Mamère ou Bové) ; et forcément tous les candidats de l’extrême-gauche).

 

Je ne peux qu’abonder dans son sens. Vu que la « social-démocratie standard » a subi une cinglante défaite malgré un contexte politique très favorable, il s’agit avant tout de revenir à une stratégie d’alternative. La social-démocratie (la vraie) doit incarner une alternative crédible au « libéralisme capitaliste »[1]. Or, la « social-démocratie standard » se contente de reprendre à son compte les dogmes libéraux qui ont été incorporés - de force - au capitalisme. Son but inavoué est de s’affirmer comme étant le seul et unique courant progressiste. Mais, en se contentant de calquer les politiques des conservateurs, elle échouera en 2012 comme dans le passé.

 

Par conséquent, la social-démocratie (la vraie) doit rassembler tous les opposants au capitalisme autour d’un programme démocratique. En s’alignant sur les propositions de la « social-démocratie standard », les derniers socialistes du PS seront en concurrence avec : certains socialistes dissidents, une partie de la mouvance écologiste, les communistes, les trotskystes… C’est-à-dire, tous leurs alliés qui partagent au moins une chose en commun avec eux : l’internationalisme.




[1] Pour le concept de « libéralisme capitaliste », il faudrait également pondre un billet conséquent (10 - 20 pages… Au bas mot). Je m’y attellerai sous peu mais les lecteurs de ce blog connaissent la distinction que je fais entre le libéralisme économique (très peu en vigueur dans nos sociétés) et ce que j’appelle ici le « libéralisme capitaliste » qui est une variante du  capitalisme (ou ailleurs le « libéralisme sélectif »). Un peu comme le couple infernal socialisme/communisme, le « libéralisme capitaliste » ne serait donc qu’une variante du capitalisme : un capitalisme régulé, un capitalisme humanisé…


août 24 2009

« Le PS doit disparaître » - Réplique à BHL

Tag: PolitiqueDenis75 @ 18:58


Dans une interview accordée à Claude Askolovitch, M. Henri-Lévy (BHL) se livrait une nouvelle fois à un exercice dangereux et déroutant. Dans les colonnes du Journal du Dimanche du 19 juillet 2009, notre maître-penseur dressait « l’acte de décès du PS » tout en appelant de ses vœux un nouveau courant politique débarrassé de ses démons marxistes, anti-libéraux et nonistes[1].

Alors, le PS devrait-il changer de nom parce qu’il n’existe plus aucune possibilité de substituer le socialisme au capitalisme ? Ou le PS doit-il changer de nom car le terme a été galvaudé et qu’il serait préférable que « la gauche » se réorganise autour de valeurs plus consensuelles ? Lire la suite… “« Le PS doit disparaître » - Réplique à BHL”


juil 01 2009

Comment se tirer une balle dans le pied - petit vademecum du parfait conservateur

Tag: PolitiqueDenis75 @ 13:56


Il faut se demander en quoi un billet « coup de gueule » supplémentaire était opportun. Mais après tout, ce Club a essentiellement une fonction cathartique pour l’auteur de ce billet et s’il peut servir à clarifier quelques unes des idées reçues du moment, le billet s’avérera être opportun. Certains disent bien qu’il faudrait arrêter d’être « anti » quelque chose pour paraître crédible (I). D’aucuns répètent à l’envi que les récents revers européens du PS, du MoDem ou d’autres partis minoritaires sont dus à un conservatisme refoulé (II). Sur ce point, il fallait oser : respect ! Enfin, les mêmes prétendent qu’il n’y a pas d’autre alternative (III). Pour ce faire ils amalgament sans scrupule le concept de libéralisme au mode d’organisation sociétal du capitalisme (IV). Lire la suite… “Comment se tirer une balle dans le pied - petit vademecum du parfait conservateur”


fév 26 2009

Le pouvoir judiciaire en France

Tag: DroitDenis75 @ 13:39


Giuseppe de Vergottini a écrit : « dans une démocratie libérale, ce qui caractérise aujourd’hui le pouvoir judiciaire, c’est son indépendance ».

Or, la conception française du « pouvoir judiciaire » s’est depuis deux siècles confrontée à deux principes antagonistes : assurer l’indépendance de la Justice conformément à la théorie de la séparation des pouvoirs ; interdire toute immixtion des juges dans les préoccupations politiques des pouvoirs exécutif et législatif.

 

Contrairement à la Constitution des Etats-Unis (EU), l’expression « pouvoir judiciaire » n’apparaît pas dans la Constitution de la Vème République. Cependant, le « pouvoir judiciaire » s’est vu reconnaître un statut constitutionnel dès 1791, mais son rôle a été pendant longtemps réduit à l’exécution des décisions politiques des pouvoirs exécutif et législatif. Par exemple, la loi des 16 et 24 août 1790 a retiré aux magistrats le droit de juger les actes commis par les agents du gouvernement (l’administration). Ensuite, pendant 25 ans, les magistrats ont été de plus en plus dépendants du pouvoir exécutif. D’une part, le Code napoléon (Code civil mais également les suivants) et, d’autre part, le jacobinisme révolutionnaire et l’autoritarisme de l’Empire ont assujetti le « pouvoir judiciaire » aux deux autres pouvoirs (de la Révolution française à 1815).[1]

  Lire la suite… “Le pouvoir judiciaire en France”


fév 20 2009

Plaidoyer en faveur de L’autre

Tag: PolitiqueDenis75 @ 13:42


Hier, un commentaire a été envoyé à propos du dernier billet concernant M. Thatcher. Suite à une erreur d’un administrateur débutant (lol), le commentaire a disparu mais le voici reproduit ci-dessous :

 

« On peut ne pas être d’accord avec la politique de Thatcher. Mais ça n’empêche pas d’avoir de vrais arguments. Ici il n’y en a pas. C’est quoi l’intérêt de ces propos? C’est une critique? De quoi? De qui? Ce blog m’avait habitué à mieux, du point de vue de l’argumentation et du style. »

 

Chacun a le droit d’exprimer ses opinions sur ce blog - dans le cadre des lois républicaines - et tout associé peut rédiger un petit billet (de même, l’association est ouverte à tous). Concernant le billet précédent, l’intérêt du billet réside dans la présentation d’un documentaire qui a de fortes chances de rester inconnu du grand public. C’est bien évidemment une critique positive. « De quoi », du documentaire et de son contenu. « De qui » ? De L’autre… Un des associés !

 

Les arguments sont présents. L’autre critique la politique de Thatcher et présente un bilan incontesté : le chômage avait augmenté ; le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté aussi. Les prélèvements publics ont baissé de 2 points du PIB en 11 ans mais la productivité[1] des travailleurs britanniques s’est dégradée. En d’autres termes, pour gagner autant, un Britannique doit travailler plus qu’un Français, Allemand, Néerlandais, Danois etc. etc…

 

Alors, entendons-nous bien. Le bilan est peu ou prou le même pour la France. Mais nos dirigeants y sont allés doucement, plus progressivement, peut-être plus démocratiquement. Puis, vint N. Sarkozy qui osa tout… Mais je m’arrête là car il ne faudrait pas mettre dans le même sac R. Reagan, M. Thatcher, les Bush, S. Berlusconi et N. Sarkozy. Si ?




[1] Ce petit débat date de la dernière élection présidentielle (pendant l’entre-deux tour). Il est toujours d’actualité et il oppose un brillant économiste (T. Piketty) à un autre économiste conservateur (N. Baverez) et à M. Copé.

- http://www.dailymotion.com/search/piketty/video/x1unqs_thomas-piketty-demonte-la-propagand_news

- http://www.dailymotion.com/search/piketty/video/x1ur6x_thomas-piketty-coppe-2_news

- http://www.dailymotion.com/search/piketty/video/x1uo6l_thomas-piketty-3_news

 


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