juil 02

L’urbanisation galopante du XXIème siècle : 1 terrien sur 2 est un citadin

Tag: GénéralDenis75 @ 19:10

Voici un nouveau venu parmi les grands maux que notre société internationale devra affronter : l’urbanisation à outrance. C’est une étude qui nous révèle ces résultats déjà connus des scientifiques depuis de nombreuses années. Il y aurait à l’heure actuelle un individu sur deux qui vivrait dans une ville fortement peuplée.

En effet, si les citadins représentaient 10% de l’ensemble de la population en 1900, ils étaient près de 30% en 1950. Pis encore, ils représenteraient 60% de la population totale en 2030. Ceci est la conséquence directe d’une libéralisation de notre économie à l’échelle internationale. On le constate régulièrement avec les flux massifs d’étrangers aux portes de l’Europe. Qu’est-ce qui pousse ces hommes à affluer vers le Vieux continent ?

Le travail ! La ville est effectivement un immense moteur d’activités professionnelles ; et, comme tout moteur, celui-ci a besoin de son carburant : la main-d’œuvre. Malheureusement, il n’y a pas d’innombrables solutions. Si la libéralisation conduit à une « relative » concentration des moyens de production et surtout de distribution, elle entraîne immanquablement une concentration de la main-d’œuvre.

Par conséquent, l’expansion incessante du capitalisme afin d’exploiter au mieux ses vertus doit nous conduire à envisager sérieusement ses conséquences. L’urbanisation galopante en est une. Il y en a de plus importantes me direz-vous. C’est sûr, mais lorsqu’il existe une multitude de causes, il y a également une multitude d’incidences. Prendre en compte l’une d’entre-elles peut nous permettre de régler partiellement le problème.

Nos hommes politiques devraient donc se pencher sur la problématique de la désertification des campagnes. Les maires des grandes villes ont tous fait semblant d’aborder le problème : M. Delanoé à Paris, M. Juppé à Bordeaux notamment. Pourtant, les problèmes de logement, en particulier des populations les plus défavorisées, sont rapidement expédiés aux « périphéries » des conseils municipaux, voire des villes. La seule solution préconisée semble être la ghettoïsation.

C’est un problème récurrent de nos sociétés primitives ou développées (d’où la lucrative prospérité des « marchands de sommeil ») qu’il s’agit d’affronter sans plus attendre. J’imagine que notre président de la République abordera le problème et attends de voir quelles suites seront données au « droit au logement opposable ». Pour l’instant, soyons attentifs aux décisions de nos dirigeants. Suite à sa démission, Alain Juppé a annoncé hier qu’il conserverait ses fonctions de maire de Bordeaux. Il a ajouté qu’il souhaitait faire de Bordeaux : « une communauté exemplaire, généreuse (…) et juste ». Applaudissons des deux mains sa démission du gouvernement qui est un signe de bonne santé du principe de responsabilité politique des élus. En effet, après une défaite électorale, l’homme politique se doit de constater que la confiance du peuple ne lui a pas été accordée ou renouvelée. Il peut dès lors en tirer les conséquences à l’instar, notamment, du général De Gaulles en 1969 et de Lionel Jospin en 2002.

2 Réponses à “L’urbanisation galopante du XXIème siècle : 1 terrien sur 2 est un citadin”

  1. adremasu a dit:

    alors pourquoi venir sur Paris ?

  2. Denis75 a dit:

    Sur Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse ou Bordeaux (bien que cette dernière soit relativement limitée), l’intérêt est de pouvoir s’épanouir. Nan, je plaisante ! Depuis le XIXème siècle, “l’exode rurale” se porte plutôt bien grâce, notamment, aux révolutions industrielles. Le développement de l’industrie a eu pour conséquence directe un accroissement notable de la population. De fil en aiguille, les institutions, les sociétés privées, les infrastructures sont donc concentrées à certains endroits du pays au lieu d’être dispatchées sur un total de 36000 communes.

    Je ne défends pas cette concentration exacerbée d’inspiration jacobine, je ne fais que constater que cette urbanisation grandissante risque de devenir problématique si nous ne faisons rien. Le risque de ghettoïsation qui entraînerait ipso facto l’émergence de bidonvilles est bien réel. Alors, pourquoi devrais-je monter à Paris ? D’une part afin de pouvoir participer activement au règlement de ce(s) problème(s) sans heurt et, d’autre part, dans l’optique de profiter des petits plaisirs de la vie citadine.

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