nov 08

Point d’alarmisme

Tag: GénéralDenis75 @ 1:23

L’optimisme est de rigueur pour les partisans de la thèse de l’inexistence d’un réchauffement climatique. Au fur et à mesure, ces derniers ont successivement rétorqué que le trou dans la couche d’ozone n’était pas véritablement dangereux (alors que le problème est loin d’être réglé : il me semble que le trou dans l’atmosphère n’a été qu’à peine résorbé et qu’il fait toujours l’objet d’études et de relevés quotidiens), que les variations de températures s’inscrivaient dans un cycle climatique normal, que les rejets de dioxyde de carbone par nos voitures étaient insignifiants en comparaison des flatulences de nos amis bovins…

La sonnette d’alarme est en réalité actionnée par certains scientifiques depuis près de quarante ans et on doit leur en rendre hommage. Petit à petit, les mentalités changent, doucement mais sûrement, et gageons que l’opinion publique a définitivement pris conscience des conséquences que peuvent entraîner diverses catastrophes naturelles. Car il faut suffisamment de recul pour réussir à appréhender le phénomène. Par exemple, lorsqu’un individu rétorque que les pets de vaches sont plus néfastes que les rejets de CO2 de nos pots d’échappements, il faut lui répondre :

- « oui, c’est sûr, mais les voitures ne sont pas les seules responsables. Le problème c’est l’addition d’une multitudes de sources de pollution : les voitures, les camions et tout autre véhicule moins bien équipé au niveau des rejets des gaz d’échappements (motos, hors-bord, bateaux de commerce et surtout les avions) ainsi qu’une multitude d’usines industrielles. »

Il en va de même avec le problème de la destruction de la Terre. Il faut avoir une approche globale du problème car il n’y a pas que la hausse des températures qui est préoccupante.

En effet, les conséquences peuvent être diverses et avoir des répercussions plus ou moins dramatiques selon l’échelle à laquelle on se place.

En moins d’une semaine, plusieurs pays ont dû faire face à des catastrophes naturelles. Ainsi, à Bogota, capitale de la Colombie, une grêle gargantuesque s’est abattue et s’est accumulée sous forme de glace dans le centre ville. Au Mexique, les Etats du Tabasco et du Chiapas ont subi une inondation qui a mis à la rue plus d’un million de personnes. De même à Cuba qui a dû affronter les pires inondations depuis plus de quarante ans et au Viêt-Nam, pays dans lequel les inondations ont causé 67 morts.

Alors, si en prime on rapproche ses inondations « ponctuelles » d’autres catastrophes naturelles, nous sommes en droit de nous demander si le rythme de ces dernières n’est tout de même pas un peu effréné. A titre d’exemple, et sans rentrer dans une liste exhaustive, nous pouvons évoquer le tsunami de décembre 2004 (qui a causé plus de 200000 morts). Si (parce qu’il n’existe à l’heure actuelle que des raisons plausibles de soupçonner qu’il s’agisse d’une « catastrophe artificielle »), donc, si en plus les hommes contribuent directement à la formation de phénomènes cataclysmiques, nous sommes mal barrés (voir à ce sujet la formation du volcan de boue sur l’Ile de Java).

Finalement, il ne s’agit pas de vivre dans l’attente du Jugement dernier ; bien au contraire. Il faut apprécier la vie sur Terre et profiter de ses nectars ainsi que de son ambroisie au quotidien. Simplement, nous pouvons (ou nous devons ?) réfléchir deux secondes avant de « gaspiller » inutilement nos ressources.

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