jan 17 2009
Meilleurs vœux 2009
Je vous adresse à toutes et à tous mes meilleurs vœux pour l’année qui s’entame. « 2009 ne pourra pas être pire que 2008 » diront certains (ce qui revient à dire que 2008 était un mauvais cru, accidentel bien sûr, et que 2009 sera probablement une année dure et ingrate). D’autres préfèreront prédire qu’on n’a pas tout vu.
Bref, l’année ne s’annonce peut-être pas sous les meilleurs auspices, mais n’oublions pas que 2008 est loin d’être une si mauvaise année que ça. Nous avons connu pire !
Sinon, c’est encore la fausse opposition du « verre à moitié plein ou à moitié vide » qui prévaut. En effet, en 2008, par exemple, il y a eu l’indépendance du Kosovo en février. Même si, dès mars, la crise systémique s’enclenchait dangereusement, il y a quand même eu nationalement de belles élections municipales. Très objectivement, elles ont été le reflet d’un revirement électoral incontestable et elles ont été suffisamment démocratiques.
Puis, le printemps arriva et les beaux jours avec lui. Le travail, les examens, la recherche d’emploi ont repris le contrôle. Jusqu’à l’accalmie de l’été. Justement, lors de la période estivale (le 23 juillet 2008), la Constitution a été modifiée. Une 24ème révision conséquente, qui modifie plus de 40 articles, instaure un contrôle de constitutionnalité « par voie d’exception »[1] et simplifie la procédure législative, a effectivement amendé notre norme fondamentale.
Enfin, il y a eu l’élection de Barack Obama en novembre. Sur ce sujet-ci, tout a été dit (A dream comes true).
Donc insinuer que 2009 sera pire, ou difficilement pire que 2008 est une tautologie fort plaisante : autrement dit, il y a de grandes chances que ce sera le cas et l’énoncer ne peut qu’arranger les protagonistes[2].
Je préfère vous souhaiter une très bonne année 2009 qui pourrait s’avérer être bien meilleure que 2008, globalement au moins. Que 2009 soit riche en expériences personnelles et professionnelles exaltantes et qu’elle vous apporte toute la joie et la réussite que vous méritez.
[1]Un tel contrôle devrait être discuté devant le Parlement durant le premier semestre 2009 pour en fixer les modalités par une loi organique. L’expression est déjà critiquée par une partie de la doctrine, celle-ci préférant des expressions plus dénotatives (« procédure de question préjudicielle de constitutionnalité » devant les tribunaux et, après filtrage, examen du Conseil constitutionnel pour assurer la protection des droits fondamentaux ; ou « exception d’inconstitutionnalité » ; voire « pourvoi / ou recours de constitutionnalité pour la défense des Droits fondamentaux » (la dernière est de moi… PCDDF pour les recours judiciaires acceptés par la Cour de cassation. RCDDF pour la procédure devant le Conseil dÉtat))
[2] Ceux qui gouverneront et, bien évidemment, tous ceux qui seront dans l’opposition.
